Pâques, après la crucifixion, événement radicalement manifeste, la résurrection est un « non-événement », dans le sens que rien n’est à voir, … sauf le tombeau vide. D’où, dans la tradition protestante réformée, dans nos église la croix n’est pas « habitée », il n’y a pas le corps du crucifié. Rendre visible l’invisible, le mystère de la résurrection, est donc une aventure mystique, on pourrait aussi dire problématique.
Actuellement, dans le cadre de l’exposition « L’AUTRE ? Comment rendre visible l’invisible ? », se trouve à l’église Sainte-Claire de Vevey une tentative de visualiser l’invisible de la résurrection, ou de la crucifixion, comme élévation dans la tradition de l’évangile selon Jean. Une œuvre « figurative abstraite », respectant la tradition protestante réformée. Elle s’inscrit ainsi dans le projet « Art et Foi à Sainte-Claire » qui relève le défi de communiquer l’évangile pas seulement par la parole et le texte, mais aussi par les arts visuels et plastiques.




