L’été sera spécial, une fête à l’église Sainte-Claire de Vevey.
Vous connaissez les boîtes à livres ; mais cette fois-ci il ne s’agira pas de livres, mais de dons, notamment de dons artistiques. Tout au long du mois de juillet l’église Sainte-Claire de Vevey se transformera en boîte à dons. Ce qui par ailleurs est le sens des églises.
Visiteurs et visiteuses pourront emporter, et apporter, des dessins, fabriquer sur place des estampes, les exposer et transmettre, s’en servir, les échanger, les offrir et en discuter.
Il y aura l’exposition, tous les jours de 9h à 18h,
puis des ateliers de travail ouverts à tous et toutes (horaires affichés sur place).
Et tout cela sera gratuit, comme il se doit dans une église qui se veut ouverte et accueillante.
Un moment de partage matinal à Sainte-Claire Vevey,
dans la cadre de l’exposition-installation
«L’AUTRE ? Rendre visible l’invisible ou Changer le monde avec S …»
Samedi 25 avril, 10h30 à l’église Sainte-Claire à Vevey
Rue du Collège – Rue Sainte-Claire
Ce qui se présente à nous nous parle.
On voit, on entend, on écoute, ou on n’écoute et on ne voit pas.
On le comprend, peut-être, partiellement, ou pas du tout.
Comme autrui, en ce qu’il nous ressemble, en ce qui nous distingue, nous rapproche ou nous éloigne et sépare. Nous sommes invités à nous comprendre et nous faire comprendre, à apprendre les langages des uns et des autres. À partir de là seulement pouvons-nous commencer à dialoguer, discuter, négocier, nous comprendre, trouver un terrain commun, être d’accord ou en désaccord les uns avec les autres.
Les arts sont des langages, comme les religions. À travers eux, l’autre se révèle, l’Autre aussi, celui que nous appelons Dieu, ou celle …
Lors du partage du 25 avril, entrons dans le langage que parle l’exposition-installation à Sainte-Claire, pour nous rapprocher, peut-être, de l’autre dans son altérité, afin qu’il, ou elle, nous devienne un peu plus proche, compréhensible, aimable. Les participants et participantes entre eux aussi.
Dis-moi, qui es-tu ? Afin que mon monde s’élargisse, un peu, peut-être. Et change en conséquence.
Bienvenue au dialogue.
Gratuit, sans inscription.
Déroulement
« Viens… et vois », dit Philippe à Nathanaël : Venez, entrez, regardez …
Soyez les bienvenus …
L’art comme langage… Herméneutique : comprendre (un discours)
Que voyez-vous ?… Partage L’herméneutique affective, spontanée, sensorielle
Qu’est-ce qui apparaît ?… Partage L’herméneutique phénoménologique (Heidegger, Gadamer)… Signes, symboles, sens
Avez-vous vu que ? L’enquête (Dewey) L’herméneutique méthodique (Ricoeur)… Grammaire
L’église
La chapelle et la nef
Photos, peintures et portraits
Croquis
Les mains, les produits (homo faber ; Arendt) et les artistes
… Imagination reproductrice, productrice, brisée et restauratrice (Ricoeur)
Contrairement aux concours traditionnels, « Quand la Musique parle » s’adresse aux musiciens amateurs de violon, d’alto et de violoncelle, sans limite d’âge. Son objectif : célébrer le plaisir de jouer, le partage et l’expression musicale, sans pression ni élitisme.
Imaginé, grâce à l’aide de trois musiciens professionnels, ce concours inédit réunit des participants de tous horizons autour d’une même passion.
Pour cette première édition, 12 à 13 finalistes, sélectionnés sur vidéo, se produiront le samedi 25 avril devant le jury.
Le concours se conclura par « un concert des lauréats » le dimanche 26 avril 2026 à 17h, à l’église Sainte-Claire de Vevey, où les finalistes — de 8 à près de 70 ans — interpréteront des œuvres variées, avant la remise des prix.
Le Jeudi saint, dans la tradition chrétienne, selon les évangiles selon Matthieu, Marc et Luc, renvoie au dernier repas que Jésus a partagé avec ses amis, avant la crucifixion du Vendredi saint. L’évangile selon Jean nous présente le lavement des pieds, Jésus qui se met au service des siens. Partage du même pain, un signe de l’universalité de la condition et de la dignité humaines, quelque soit l’origine et les situations de vie. Et celui en qui le christianisme reconnaît le Fils de Dieu, Dieu lui-même en une personne humaine, se met au service des « plus petits ».L’autre, et particulièrement le « plus petit », a la priorité. En lui, Dieu lui-même se reconnaît. L’autre est Autre, l’autre rend visible l’Autre. Le reconnaître coûte : Vendredi saint. Pourquoi ? Parce qu’il défie toute autorité. Le pouvoir se défend, l’écarte, voire l’élimine, en périodes totalitaires physiquement, sinon symboliquement. « Amentes sunt isti », disait René Descartes, la raison l’exclue, « Déments sont-ils ». Enfermement, dirait Michel Foucault (« La folie à l’âge classique »).
Jeudi saint à Sainte-Claire Vevey
L’histoire finit d’une manière tragique …
Vendredi saint
Quelle est la tragédie des Églises, de toutes les Églises ? De vouloir sauver Dieu, son honneur, sa toute-puissance. Vendredi saint, la croix, Dieu impuissant, Dieu qui se remet à Dieu, Dieu qui se remet à l’homme. Et celui-ci est impuissant, avec Dieu. L’homme, dans son impuissance, se retrouve en Dieu. L’ultime alliance. Et Pâques ? Le tombeau est vide, et ce qui suit, de nouveau, ne rien qu’une tentative de vouloir sauver Dieu. La résurrection ne nous appartient pas, elle est inscrite dans le mystère de Dieu dans son impuissance. Et dire que c’est la force dans la faiblesse est, encore une fois, une manière de vouloir sauver Dieu. La faiblesse dans la faiblesse est la réponse, la vraie, la solidarité dans la faiblesse, en Dieu, impuissant, mais présent. Présent dans et par sa faiblesse. Ma grâce te suffit. La grâce de la fragilité divine.
Vendredi saint à Sainte-Claire VeveyVendredi saint à Sainte-Claire VeveyVendredi saint à Sainte-Claire Vevey
Le vide n’est pas la question, il est la réponse. Sans faire du vide, parce qu’il y en a déjà assez, trop, dans notre monde, dans ma vie. C’est dans ce vide qui me précède que je dois chercher la réponse. Résurrection ? Comment habiter le vide, lui donner corps ?
Seigneur, dans ta faiblesse je peux me retrouver dans et avec ma faiblesse. Grâce te soit rendue. Amen
Samedi saint
Vide existentiel.
Absence.
Présence blessures, présence obstacle.
Foi suspendue.
Abandon et solitude.
Existentialisme.
Jetéité, jet-éité, je-téité.
Ou théologie naturelle.
Ou faire semblant.
Les magasins sont de nouveau ouverts.
Amen
Samedi saint à Sainte-Claire Vevey
Dimanche de Pâques
La pierre est roulée.
Le tombeau est vide.
Le vide est vide.
Plus d’obstacle.
Le non-événement est l’événement.
Réalité au-delà des apparitions.
Foi.
Habiter le vide.
Existentialisme croyant.
Y croire.
Être présent.
Je suis celui qui est présent.
Sans amen.
Pâques à Sainte-Claire Vevey
« Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. »
« Il se penche et voit les bandelettes qui étaient posée là. »
« Il n’est pas ici … »
La résurrection du Christ ? Une évidence pour ceux et celles qui « voient ». « Il n’est pas ici, il vous précède en Galilée ». Sa présence dans le corps qui s’est formé, se forme et se transforme toujours par le témoignage en actes des croyants dans leur vie de tous les jours. Mais c’est un corps mystique qui ne se laisse pas définir, saisir et institutionnaliser : l’Église universelle. Au mieux les Églises concrètes et manifestes peuvent l’indiquer de loin, parfois fidèles, parfois infidèles au message qui leur est confié, ce trésor qui ne leur appartient pas, mais qu’elles sont chargées de gérer au nom de celui qui les dépasse. Il y passe parfois, comme un ange, comme il peut passer dans la vie de chacune et chacun, parfois aperçu, parfois inaperçu. Comme le vent. Inspirés sommes-nous parfois. Écoute.
Pâques, après la crucifixion, événement radicalement manifeste, la résurrection est un « non-événement », dans le sens que rien n’est à voir, … sauf le tombeau vide. D’où, dans la tradition protestante réformée, dans nos église la croix n’est pas « habitée », il n’y a pas le corps du crucifié. Rendre visible l’invisible, le mystère de la résurrection, est donc une aventure mystique, on pourrait aussi dire problématique.
Actuellement, dans le cadre de l’exposition « L’AUTRE ? Comment rendre visible l’invisible ? », se trouve à l’église Sainte-Claire de Vevey une tentative de visualiser l’invisible de la résurrection, ou de la crucifixion, comme élévation dans la tradition de l’évangile selon Jean. Une œuvre « figurative abstraite », respectant la tradition protestante réformée. Elle s’inscrit ainsi dans le projet « Art et Foi à Sainte-Claire » qui relève le défi de communiquer l’évangile pas seulement par la parole et le texte, mais aussi par les arts visuels et plastiques.
A l’église Sainte-Claire de Vevey une béatitude invite les visiteurs et visiteuses à se rendre compte de notre « pauvreté » humaine, face à Dieu, puis à prendre de l’élan grâce la promesse d’être relevé. « Heureux » sommes-nous quand nous acceptons nos limites devant Dieu, son Esprit nous porte quand nous nous confions à lui, nous « pauvres en esprit » ou « pauvres de cœur » (Matthieu 5,3).
« En marche, vous qui êtes pauvres devant Dieu : le royaume des cieux est à vous. »
Lectures quotidiennes, du Mercredi des Cendres jusqu’au Jeudi saint ; rencontres à l’église Sainte-Claire Vevey, les jeudis 26 février, 12 et 26 mars, 19h