Journal de bord – weblog – blog – Un chantier, une installation, une performance ; il fait partie de l’œuvre ; vous aussi, d’ailleurs, chères lectrices, chers lecteurs. C’est notre histoire, la mienne et la vôtre aussi.
Introduction à la démarche sur ethikos.ch

L’AUTRE? – Sur les traces de l’autre, Comment rendre visible l’invisible ? – une œuvre globale, « Gesamtkunstwerk », une œuvre évolutive – Construction et déconstruction : la Cité du Genévrier, ses résidents, collaborateurs et cadres, la paroisse, son conseil, ses paroissiennes et paroissiens, le journal, ses lecteurs et lectrices, l’internet, les réseaux sociaux, les visiteurs et visiteuses, nous tous et toutes en faisons partie.
Une histoire qui s’inscrit dans l’histoire :
Claire d’Assise 1193 – 1253
« Observer le saint Évangile, en vivant dans l’obéissance, sans aucun bien propre, et dans la chasteté. »
Colette de Corbie 1381-1447
« Le couvent des clarisses, situé dans l’ancien quartier du Vieux-Mazel, a été fondé en 1422 par le duc Amédée VIII de Savoie et par sainte Colette de Corbie dit aussi Colette Boylet ou Boellet. »
1536 Temple protestant … Les fondamentaux de la Réformation protestante
EERV Église évangélique réformée du canton de Vaud, paroisse de Vevey …
2025-2026 « Art et Foi » sur les traces de l’autre. Comment rendre visible l’invisible ?
Exposition « En mémoire de.,, » … Face de l’autre, face à l’autre
Exposition « Trois artistes de la Cité du Genévrier à la Bottolière »… Rencontre avec l’autre
Exposition Leah Linh, « La Chute des Anges » … Anges, sont-ils anges ?


Conception du projet avec les « Imaginaires » de Paul Ricoeur, Nelson Goodman et Johann Michel : l’image est puissance d’agir, l’art peut changer le monde, les arts sont des langages, la main est doué de vision, la main comme intermédiaire entre l’homme et Dieu
Octobre 2025 Le projet prend forme ; dans une logique scientifique la théorie, le concept dans une logique artistique. Réactions il y a, bienveillantes, mais « attention » me dit-on : par ta réflexion, tu pourrais renforcer les préjugés et les mythes qui tournent autour du handicap. C’est vrai. Mais les réactions elles aussi sont exposées au même risque. Comment parler du « handicap mental, de la déficience intellectuelle » quand mots justes il n’y a pas ? « En situation de handicap » ? La réaction, ce site internet-ci, et les mots et les paroles qui s’y trouvent et que vous êtes en train de lire, les réactions aussi font partie de la même œuvre, du même phénomène, de la démarche artistique elle-même. Un dehors il n’y a pas. En situation de handicap sommes-nous tous et toutes. Quand on expose on s’expose. Et quand on regarde, on est déjà impliqué, en tout cas provoqué et sollicité. Faire partie d’une même œuvre qui nous dépasse?
Lancement du projet, annonces ; internet, réseaux sociaux, Agenda Riviera
Négociations avec la direction de la Cité du Genévrier : comment faire pour y travailler avec respect et pudeur, prendre des photos, dessiner, peindre, etc. ?
6 janvier 2026 Je suis accueilli, bien accueilli, dans un atelier de la Cité. Les mains ! Prises de photos

9 janvier 2026 Je me mets à une table à la cafétéria pour dessiner ceux et celles qui se prête au jeu dans le face à face ; c’est du « sketching » ; cela rappelle le Selfie Corner Vevey. Les dessins reviennent aux personnes prises en portrait. Une démarche pour apprivoiser la maison, ses résidents, résidentes et collaboratrices, collaborateurs. Une « performance » faisant partie de l’œuvre.
13 janvier 2026 Un bon moment passé dans un autre atelier. Je retrouve S… Ne devrais-je pas utiliser un prénom d’emprunt ? Mais non, je devrais le nommer explicitement, pour qu’il ex-iste ! Devienne visible. Qu’est-ce qui me retient ? Et nous voici, non pas devant, mais dans le problème et au cœur du projet !
Téléphone d’une journaliste du journal Riviera-Chablais : comment présenter l’aventure, qui est encore en ses débuts ?

Rendez-vous à prendre, à la rencontre des autres, vivant et travaillant à la Cité du Genévrier. Un monde à part ? Oui et non. La visite avec la journaliste fera partie de l’œuvre ; c’est une performance ! On n’en sort pas indemne.
« La main » – L’autre, qui est-il ?
18 janvier 2026 Changer le monde avec S… – « L’AUTRE ? », une exposition-installation à l’église Sainte-Claire Vevey
19 janvier, rendez-vous fixé avec la journaliste pour jeudi après-midi, un moment à l’église Saint-Claire, puis monter à la Cité du Genévrier pour une séance de dessin de portraits.
Tirage des premières photos de mains de résidents, résidentes ; m’attend l’accrochage.
Changement de programme : pour des raisons sanitaires il faudra renoncer à la visite de la Cité cette semaine. Le rendez-vous à Sainte-Claire est maintenu.
« Le concept » à l’état actuel, les deux côtés de la paroi d’exposition :
Le côté « noir » :
1ère étape, première œuvre – Imagination I : les photos des mains des « ouvriers artistes » « en situation de handicap » ; la première série de photos est tirée.
2ème étape, deuxième œuvre – Imagination II : sur les photos, des peintures fabriqués par ces (ou autres) mains, encadrés dans des cadres noirs.
3ème étape, troisième œuvre – Imagination III : la rupture, la Passion, encore à imaginer.
Le côté « blanc » :
4ème étape, quatrième œuvre – Imagination IV : un mélange de dessins et peintures, dans des cadres blancs, de résidents, résidents avec leurs portraits dessinés par moi ; ce qui, j’espère, sera exposé avant déjà à la Cité, l’amener en ville, un acte symbolique.
Le noir et le blanc, le monde en noir et blanc ? « Les anges de l’histoire ; Images des temps inquiets »; Georges Didi-Huberman , Minuit. Paris 2025
Surgit la question des miracles, voici ce que j’en penses : Miracles, sans supra-naturalisme : la guérison, le vrai miracle, consiste en un changement de vision. C’est le regard et ce qu’il provoque qui handicapent, c’est le regard qui doit changer. Quand la bible parle de « chasser les démons », ceux-ci habitent les spectateurs, donc les lecteurs et lectrices de la bible. Nous, les « normaux ». Sans supra-naturalisme, pourquoi ? Parce que celui-ci, en remettant la guérison dans les mains de Dieu seul, nous déresponsabilise. Il faudrait, il faudra relire la bible. Une raison de plus pour que le projet s’exprime dans une église. C’est l’Église qui devra se convertir, se tourner vers les personnes « en situation de handicap », de sorte que cette situation change, avec l’aide de Dieu, d’accord, mais en assumant sa mission. La norme est le démon. C’est le regard sur un fait qui fait de ce fait un miracle. L’abîme c’est moi.
20 janvier 2026 Ne confondons pas différence et altérité. Différence est simple écart par rapport à une « norme », l’autre étant toujours facilement reconnaissable en une réalité commune. C’est l’altérité qu nous questionne, la reconnaissance de l’autre dans son être « radicalement » autre, là où ce qui est commun, la norme, s’efface ou demande un changement de regard, un changement de niveau. Reconnaître l’autre dans son altérité est un long chemin d’apprentissage ; il nous rapproche du tout-autre. Surgit la question de Dieu, et la question du bien et du mal. L’altérité est la pierre de touche de l’inclusion.
Changer le monde avec S… – « L’AUTRE ? », la première photo est posée, et l’église, Sainte-Claire, n’est plus la même.


Regarder s’append, comme marcher ou lire :

21 janvier 2026
« Chaque extériorisation particulière de la vie représente … une dimension de communauté. Chaque mot, chaque phrase, chaque attitude ou formule de politesse, chaque œuvre d’art et chaque fait historique ne sont compréhensibles que dans la mesure où une communauté relie celui qui s’y extériorise et celui qui comprend. » (Wilhelm Dilthey) …
… regarde et sait regarder, finalement voit, dirais-je :


« L’ayant regardé, il l’aima ! » Connaître est aimer. Qui n’aime pas, ne connaît pas.
« Au commencement était le regard, et non pas le verbe. » (Otto Pächt)
On pourrait qualifier mon projet comme « réseautage artistique », non pas dans le sens de promotion d’une carrière artistique individuelle, mais d’une mise en lien de différentes personnes et de différents milieux à l’intérieur d’un même projet artistique ; le réseaux et sa production, l’ensemble des oeuvres individuelles, les photos, dessins, peintures et installations, avec le processus de leur création, les personnes impliquées et leur contributions à l’ensemble constituant finalement l’œuvre d’art, le « Gesamtkunstwerk »1. Cet ensemble constitue en soi une propre « Lebenswelt », un propre monde du vivre artistique dans le monde du vivre ensemble global. Qui lit ce texte en fera partie ; inclusion par participation dans un même projet ; sans paternalisme, mais en faisant en quelque sorte équipe ; coéquipiers, cocréatrices et cocréateurs. Avec l’autre ; et le tout-autre ? Église dans un langage religieux, communauté dans le sens de Dilthey. Le projet tire sa légitimité et ses forces de sa visée d’inclusion bienveillante de chaque personne touchée. Dans un langage religieux, encore une fois, sacerdoce universel, chaque personne touchée et impliquée étant appelée à contribuer à l’inclusion des uns et des autres, selon les capabilités de chacun et chacune. Art comme articulation et harmonie, rite dans un langage religieux.
22 janvier 2026 Rencontre prodigieuse à Sainte-Claire entre la journaliste du Riviera-Chablais et deux résidents de la Cité du Genévrier, accompagnés par leurs « éducatrices ».
Je présente la démarche, avec l’affiche Imaginations I, la main de Selçuk. Celui-ci m’autorise de le nommer dans mes publications sur l’internet et les réseaux sociaux. Dans notre aventure, en quelque sorte il est le porte-parole de ses camarades résidents, résidentes artistes : « Changer le monde avec Selçuk », changer le monde à travers des rencontres qui laissent des traces dans nos histoires personnelles. « Sur les traces de l’autre ».

Encore une remarque de Luc Ferry, Homo Aestheticus, Grasset, Paris 1990, p. 359 :
« … (aujourd’hui) l’éthique de l’authenticité compense le narcissisme du « be yourself » par un surcroît de la tolérance et de respect de l’Autre. L' »altérité » est de nos jours la valeur sûre entre toutes, le mot d’ordre incontournable et incontestable. Il est significatif à cet égard que le discours déclaratif des droits de l’homme qui, à l’origine, il ne faut pas l’oublier, était l’expression la plus achevée de l’universalisme « géométrique » des révolutionnaires, devienne aujourd’hui synonyme de « droit à la différence ». »
Passage de l’universalisme qui vise l’inclusion de tous, aussi des personnes comme Selçuk (?), à l’identitaire qui exclue les personnes comme lui, déjà par le simple fait que celles-ci n’arrivent pas à s’organiser comme groupe « révolutionnaire » comme la plupart des autres populations discriminées, les femmes, les noirs, les personnes LGTB+, etc. Leur « prise en charge » (quel mot (!)) est toujours asymétrique, au mieux paternaliste (ou maternaliste ?) empathique. Le « droit à la différence » excluant la différence comme altérité. Donc, leur expression artistique comme manifestation « révolutionnaire » ? La « curatelle de portée générale » voulant accorder aux « pupilles » le droit de se déterminer sur toute question saisie et comprise par la personne concernée est toujours mise sous tutelle. Donc : c’est Selçuk qui m’autorise de le nommer en public, basta. Et je postule qu’il sait de quoi il s’agit.
Mais nous faisons de l’art, et non pas de la politique ! Compris (et cette page n’est qu’un journal de bord, un blog).
23 janvier 2026
Qu’est-ce que je vois quand je regarde ? Regardé-je ? Qu’est-ce que tu vois quand tu me regardes ? Et qui vois-tu ?



« Les eaux t’ont vu, Dieu, les eaux t’ont vu, elles tremblaient, l’abîme lui-même frémissait.
Dans la mer tu fis ton chemin, ton passage dans les eaux profondes, et nul n’a pu connaître tes traces. » Psaume 77
Merci à Olivier.
La démarche est déployée à l’église : Imaginations I à V






On me demande d’écrire quelques lignes pour le journal « Réformés » du mois de mars, la page de la paroisse :
« Nous sommes fin janvier et appelés à nous imaginer ce que sera l’œuvre ‘L’AUTRE ? comment rendre visible l’invisible ?’ à l’église Sainte-Claire dans le temps de la Passion et à Pâques.
Imaginations, c’est le fil rouge qui nous a inspirés au début de l’aventure, ‘imagination productrice’, avec Paul Ricoeur ; voir ce qui n’est pas encore, afin qu’il soit. Autrement dit, avoir la confiance qu’il sera ; plus qu’espérance, foi. Je vois d’un côté les mains qui fabriquent et ce qu’elles fabriquent, les œuvres, de l’autre côté une suite et reprise de leurs œuvres, mélangées avec les portraits des artistes, résidents et résidentes de la Cité du Genévrier. Noir d’un côté, blanc de l’autre, Vendredi saint et Pâques, croix et résurrection, condition humaine, « en situation de handicap », et dépassement du handicap. Guérison ? Pas trop vite. Si, nous y croyons, guérison, changement de notre regard sur les personnes en situation de handicap, changement de notre regard sur l’autre il y aura. Miracle ?
Passons donc par Sainte-Claire et laissons-nous guérir, transformer, transfigurer, afin que soit ce que nous croyons. Conversion. ‘Sur les traces de l’Autre. Changer le monde avec S…’ Présence réelle. »
« L’ayant regardé, il l’aima. »
« Au commencement était le regard, et non pas le verbe. » (Otto Pächt)
24 janvier 2026
« Va dans ta maison auprès des tiens et rapporte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »
25 janvier 2025
Il y avait un temps`où on qualifiait « faibles d’esprit », ou les disqualifiait, ces personnes qui avaient une « déficience intellectuelle » . Ce terme était ambivalent, mystérieux, en tout cas pour celui et celle qui ne voulait pas disqualifier ces personnes et qui, peut-être, s’est rappelé d’un texte biblique, les Béatitudes :
« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux. » (évangile selon Matthieu, chapitre 5, verset 3). « Heureux les pauvres d’esprit », dans la traduction littérale ; cet ‘esprit’ qui est aussi l’Esprit, celui de Dieu. « En marche, les humiliés du souffle ! » dit un autre traducteur, à pensant à l’hébreu, André Chouraqui, qui développe : « ‘humiliés’ traduit exactement le terme hébreu … ces humbles et ces humiliés qui sont les victimes désignées des empires de ce monde. … En marge de la société régnante, ils ont la vocation d’hériter le souffle sacré qui fait d’eux des membres de la communion eschatologique annonciatrice et ouvrière … du ‘monde qui vient' », le Royaume des cieux. (Mathyah, JClattès, 1992, p. 94s)
26 janvier 2026
« Une image est un signe. Une image est un signe dont la fonction est de transmettre une information. » (Johann Michel, p. 23)
27 janvier 2024
« A qui vais-je comparer cette génération ? Elle est comparable à des enfants assis sur la place, qui en interpelle d’autres : ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine !' » (évangile selon Matthieu, chapitre 11, versets 16 et 17)


28 janvier 2026
Séance de photo et dessins croquis à l’atelier Séquoia ; voir le rayonnement de résidents, résidentes ayant reçu leur portrait est magique. Suite au tea-room, rencontre avec la journaliste et une représentante de la Cité Discussion passionnante sur les droits à l’image et l’autodétermination des résidents. Nous sommes au cœur du projet : comment rendre visible l’invisible ? comment lui donner un statut ? pour qu’il existe publiquement, sorte de l’anonymat ou du lieu tenu à l’écart qu’est une « institution socio-éducative », soit reconnu comme un même parmi les mêmes, différents les uns des autres. Ramener la Cité dans la cité.
Roxane, une stagiaire, se laisse dessiner :

« Même si l’on a affaire à un portrait, si l’on connaît la personne qui y est dessiné et si l’on trouve le portrait ressemblant, tout se passe comme si on ne l’avait jamais vue de cette façon. » (H.G. Gadamer ; cité in J. Michel, p. 64)
29 janvier 2026

« L’image crée l’être. » (Johann Michel)
1er février 2026
Un ami qui a œuvré à Sainte-Claire :


3 février 2026 Imaginations I arrive au bout

Dessins de portraits à la Cité à l’atelier Opale
4 février 2026 : Rendre visible l’invisible, avec un handicapé nommé Paul


10 février 2026 : deux passage à Opale, photos et croquis ; séance de dessin devant la journaliste du Riviera-Chablais
Avec le fauteuil roulant cheminement vers le temps de la Passion (le Carême ; dès mercredi prochain, le 18 février, mercredi des Cendres) : qu’est-ce qu’on dit communément ? « Porter sa croix. »




12 février 2026 Vers le temps de la Passion (le Carême)

22 février 2026 : Imaginations II, imagination productrice


26 février 2026
Une nouvelle série de portraits croquis à l’atelier Tournesol de la Cité du Genévrier, ensuite un moment au tea-room. Les résidents aiment se voir dessiné, même si pour certains le face-à-face est compliqué.
A l’église, l’installation évolue, une béatitude invite les visiteurs et visiteuses à se rendre compte de notre « pauvreté » humaine, face à Dieu, puis à prendre de l’élan grâce la promesse d’être relevé :
« En marche, vous qui êtes pauvres devant Dieu : le royaume des cieux est à vous. »

« Heureux » sommes-nous quand nous acceptons nos limites devant Dieu, son Esprit nous porte quand nous nous confions à lui, nous « pauvres en esprit » ou « pauvres de cœur » (Matthieu 5,3).
Début mars 2026, sur le chemin vers Pâques ; Ecce homo – Pâques, la croix et a résurrection, comment rendre visible l’invisible ?


10 mars 2026
« À jamais je serai reconnaissante de ce que cet autre m’a appris de moi. » (Cécile)
Notes de bas de page :
- Résumé intelligence artificielle Google : « Harald Szeemanns «Der Hang zum Gesamtkunstwerk» war eine wegweisende Ausstellung (1983) und ein tiefgreifendes Konzept, das die utopische Sehnsucht nach der Verschmelzung von Kunst und Leben untersuchte, indem es Werke von Wagner bis Beuys und monumentale Projekte wie das Goetheanum zusammenbrachte, um zu zeigen, wie Künstler versuchten, eine neue soziale Wirklichkeit zu schaffen, wobei Szeemann die faszinierende, aber auch potenziell gefährliche Seite dieser totalen Kunstidee beleuchtete. Er definierte das Gesamtkunstwerk nicht nur als Synthese der Künste, sondern als Versuch, die Realität zu transformieren und das Paradies auf Erden zu verwirklichen, was er in seiner Kunst und kuratorischen Arbeit immer wieder aufgriff » ↩︎

