Saint-Martin Vevey – Psaume 92 « Je te célébrerai sur le luth à dix cordes »

Psaume 92:2-4 (Segond 1910)

2 Il est bon de louer l’Éternel,

De célébrer ton nom, ô Très-Haut !

3 D’annoncer le matin ta bonté,

Et ta fidélité pendant les nuits,

4 Sur l’instrument à dix cordes et sur le luth,

Aux sons de la harpe.

Contexte biblique :

Le Psaume 92 est un chant pour le jour du sabbat. C’est un psaume de louange qui célèbre la fidélité de Dieu et la joie que procure sa présence. Il commence par une exhortation à louer Dieu avec des instruments de musique, y compris le luth à dix cordes. L’idée ici est que la musique, tout comme la parole, est un moyen d’exprimer la reconnaissance envers Dieu.

L’instrument à dix cordes évoque une louange riche et harmonieuse, probablement avec un psaltérion ou un luth utilisé dans la liturgie du Temple.

Edouard Hosch, vitrier (1843–1908)


Le bâlois Edouard Hosch (1843-1908), après une formation d’architecte auprès de Gottfried Semper à l’ETH de Zurich et quelques années passées en France et en Allemagne, s’établit à Lausanne en 1875 où il ouvre un atelier (Huguenin, Trümpler, 1999, p. 39). Il y réalise plusieurs vitraux d’après ses propres cartons ou ceux d’autres artistes, tels qu’Eugène Grasset, Paul Robert ou Ernest Biéler. Son travail, basé sur les procédés anciens et une grande compréhension de l’art verrier du XIIIe siècle, lui vaut une certaine reconnaissance (Donche Gay, 1994, p. 144). Il obtient plusieurs commandes importantes (églises de Saint-Saphorin, Saint-Prex, Noville, Grandson, Saint-Martin de Vevey, cathédrale Saint-Pierre de Genève) et est mandaté pour la restauration de la rose médiévale de la cathédrale de Lausanne (Agence Télégraphique Suisse, 1908).

Ernest Biéler, artiste-peintre (1863-1948)

1863 Ernest Biéler naît à Rolle. Enfance à Lausanne.

1880 Débute sa formation artistique à Paris.

1884 Découvre le village valaisan de Savièse.

1887 Première participation au Salon de Paris avec Devant l’église de Saint-Germain à Savièse et Portrait des demoiselles Yvonne et Noëlle Guiguer de Prangins.

1888 Illustrations pour la Collection Edouard Guillaume.

1892 Rentre en Suisse.

1893 Peint le plafond du Victoria Hall de Genève.

1896 Loue un logement à Savièse.

1897 Retourne à Paris.

1898 Peint dans la manière symboliste Les Caprices, Les Feuilles mortes (1899), Les Sources (1900) et L’Eau mystérieuse (1911).

1900 Fait construire un atelier à Savièse. Dessins des Vitraux du temple Saint-Martin à Vevey.

1901 Peint dans la manière réaliste Les Vieux à l’enterrement, La Râclette (1903), Saviésannes conversant (vers 1903), Veillée (1904) et Saviésannes le dimanche (1904).

1903 Peint le plafond du Stadttheater (Théâtre municipal) de Berne.

1905 Album de la Fête des Vignerons de Vevey, Vitrail Femmes valaisannes cueillant des fruits et des fleurs.

1906 Apparition du style graphique. Premières « têtes valaisannes ».

1909 Installation à Paris. Épouse Michelle Laronde (divorce en 1921).

1914 Fresques pour la Chapelle de Tell de Lausanne.

1917 Achète une maison au Montellier-sur-Rivaz, rentre définitivement en Suisse.

1927 Conçoit les costumes, les chars et les décors de la Fête des Vignerons de Vevey.

1928 Épouse Madeleine de Cérenville.

1932 Mosaïque La Paix pour la façade ouest de l’Hôtel de ville du Locle.

1934 Réalisation de la décoration intérieure de l’église de Saint-Germain à Savièse.

1943 Fresque de la salle du Grand Conseil de Sion.

1948 Mort de l’artiste.

Événement passé : Noël à Sainte-Claire Vevey – Exprimez-vous

Une histoire, notre histoire, votre histoire.

Au début, il y a un couple, Marie et Joseph.

Au début, pas tout à fait, parce qu’avant tout commencement, il y a déjà une histoire …

Ici, c’est celle d’Élisabeth et Zacharie… et l’histoire de bien d’autres avant eux.

Jean, il jouera un rôle important, le lien, entre ceux qui était et ce qui sera.

Nous nous inscrivons toujours dans une histoire.

Nous sommes tous et toutes invités à faire le lien, un lien de paix.

Mais dans notre histoire, l’histoire commence avec Marie et Joseph.

Et ce début est déjà compliqué, comme est compliquée la vie de tous les couples, comme est compliquée toute histoire de famille.

Marie tombe enceinte et la paternité de l’enfant n’est pas claire.

Heureusement, un ange, – Gabriel, homme de Dieu -, arrange les choses.

C’est donc Dieu, son Esprit, qui arrange les choses ; Dieu assume lui-même.

Parce que, pour que l’enfant ne porte pas le poids de l’histoire de ses parents, toute maman doit être vierge, quoi qui lui arrive.

Dieu couvre l’histoire compliquée de nos familles.

Dans notre histoire, le politique s’en mêle aussi.

Sur ordre du pouvoir, d’Auguste, l’empereur de Rome, Joseph avec Marie, – qui est enceinte, n’oublions pas tous ces enfants qui sont exposés au turbulences de l’histoire des puissants -, de Nazareth le couple doit monter à Bethléem, à la maison du pain.

Parce que Joseph est de la famille de David … C’est une longue histoire de famille.

Nous, nous voulons les accompagner, Joseph et Marie …

Dans l’anonymat de la foule, il n’y a pas de lieu pour eux.

Dans la foule, quelle est ma place ?

Juste une étable, et une mangeoire, – un non-lieu ? -, pour le nouveau-né : Jésus.

« Emmanuel, Dieu parmi nous », c’est ainsi que le prophète l’avait annoncé.

Un bébé, Dieu parmi nous !

L’histoire se répand, un ange, – toujours les anges -, s’adresse aux gens les plus simples, à des bergers et leur troupeau ; pendant la nuit.

Un ange, des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix ».

Allons donc à la maison du pain, à la maison de paix.

Et toujours la mangeoire ! Trois fois déjà.

De quoi se nourrir ?

Chants et louange.

Cependant, manque quelque chose, ou plutôt quelqu’un …

Les mages … Une autre histoire.

Une étoile …

Et l’âne et le bœuf ?

Épiphanie : dans notre vie, la tienne, la mienne, celle de toute créature,

Dieu, comment apparaît-il ?

Événement passé : EERV Vevey culte et assemblée paroissiale, dimanche 30 novembre 10h, Sainte-Claire

10h culte à l’église Sainte-Claire

11h15 Assemblée paroissiale à la maison de paroisse

  • Budget 2026
  • Travaux centre paroissial
  • Église 29 : votation consultative à propos de différents scénarios de regroupement de paroisses : rester indépendant, regroupement avec Corseaux-Corsier-Chardonne ou Blonay-Saint-Légier-La Tour de Peilz. Il en va de l’avenir de la paroisse

Événement passé : Sainte-Claire Vevey Réformation protestante – Solus Christus, sola scripture (Armin Kressmann)

Comment représenter la foi protestante réformée ? Selon la tradition une entreprise impossible : autrement que par l’incarnation, la Parole ne peut pas être rendue visible. Toute autre représentation risque l’idolâtrie ; le protestantisme, notamment réformée, est iconoclaste. Cependant, deux petites installations actuellement présentées à l’église Sainte-Claire à Vevey y parviennent : « Solus Christus, sola scriptura – La parole crucifiée » et « La croix en personne ». La première œuvre est très simple, juste une bible clouée sur la parois. Mais pas n’importe quelle bible : c’est ma bible de travail quand j’étais étudiant en théologie dans les années huitante à l’université de Lausanne. La seconde œuvre est composée de trois dessins reprenant d’une manière très stylisée la mandorle de l’Église évangélique réformée du canton Vaud (EERV) d’antan, la colombe du saint Esprit plongeant dans la coupe de la sainte cène, formant avec les deux mots « Qui » et « moi » une croix. Plus limpide ne se laisse pas résumer la foi chrétienne ; là où la parole peine. Imagination productrice dirait Paul Ricoeur (L’imagination, Seuil 2024).

Armin Kressmann 2025

Événement passé : Sainte-Claire Vevey – Solus Christus – Sola scriptura ; exposition pour le Dimanche de la Réformation EERV (Armin Kressmann)

Dimanche 2 novembre 2025, puis tout au long du mois de novembre

Notre monde est en souffrance. Des guerres, des violences, la haine, des injustices, des discriminations, des abus, des maltraitances, des exclusions, des calomnies, des persécutions, la pauvreté, la faim et les famines, des pollutions, des excès, tout ce que l’homme impose à l’homme, à toute autre créature et à la nature. Et ne parlons pas des catastrophes naturelles, des maladies, des handicaps et des peines dont l’origine nous échappe souvent.

La croix en est un signe universel.

Elle nous renvoie à l’essentiel, quelle que soit notre foi. Mystère, de la vie et de la mort.

Le christianisme protestant l’exprime à sa manière et le dimanche de la Réformation, le 2 novembre en cette année 2025, est une occasion d’y réfléchir.

Solus Christus – sola scriptura

Les principes ou fondamentaux de la Réformation protestante

(encyclopédie Wikipédia adaptée)

Christ seul (solus Christus)
La foi n’est pas une œuvre, mais la communion avec Dieu en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme.

La Bible seule (sola scriptura)
La Bible (Ancien et Nouveau Testaments) est l’autorité souveraine en matière de foi et de vie.

La foi seule (sola fide)
La foi naît de la rencontre de l’être humain avec Dieu.

La grâce seule (sola gratia)
La grâce est l’amour gratuit de Dieu pour l’humanité, pleinement accompli et manifesté en Jésus-Christ. Indépendamment de ses mérites, l’être humain est déjà sauvé dans la foi en lui. Cette confiance de Dieu le rend responsable. Ainsi aimé, l’homme est apte à aimer son prochain.

À Dieu seul la gloire (soli Deo gloria)
Rien n’est sacré ou absolu en dehors de Dieu unique et créateur.

Des Églises toujours à réformer (ecclesia semper reformanda)
Les Églises rassemblent, par la prédication, le baptême et la cène, tous celles et ceux qui se reconnaissent dans le Dieu de Jésus-Christ. Elles ne servent pas d’intermédiaires entre les fidèles et Dieu (il n’y a pas de prêtres). Elles non plus ne sont ni sacrées ni absolues. Communautés humaines, elles évoluent sans cesse au rythme de l’humanité et doivent toujours se confronter à nouveau à la Parole de Dieu à travers leur lecture de la Bible.

Le sacerdoce universel des croyants
La prêtrise du Christ est unique et non transmissible, sinon à tous. Chaque baptisé.e a sa propre place dans l’Église (selon ses dons ou charismes) ; la ou le pasteur.e (ou diacre) n’est pas un personnage au-dessus des autres, ni plus près de Dieu, mais celle ou celui à qui sa vocation et sa formation théologique permettent, au nom de la communauté, d’animer celle-ci par la Parole de Dieu. Le témoignage de la foi et de l’engagement dans le monde est donc la mission de tous les membres de l’Église.

Antoine Nouis sur Regards protestants

La Réforme et la Bible – André Gounelle