Pâques 2026 à Sainte-Claire Vevey – L’AUTRE parmi nous, à quel prix ?

Jeudi saint

Le Jeudi saint, dans la tradition chrétienne, selon les évangiles selon Matthieu, Marc et Luc, renvoie au dernier repas que Jésus a partagé avec ses amis, avant la crucifixion du Vendredi saint. L’évangile selon Jean nous présente le lavement des pieds, Jésus qui se met au service des siens. Partage du même pain, un signe de l’universalité de la condition et de la dignité humaines, quelque soit l’origine et les situations de vie. Et celui en qui le christianisme reconnaît le Fils de Dieu, Dieu lui-même en une personne humaine, se met au service des « plus petits ».L’autre, et particulièrement le « plus petit », a la priorité. En lui, Dieu lui-même se reconnaît. L’autre est Autre, l’autre rend visible l’Autre. Le reconnaître coûte : Vendredi saint. Pourquoi ? Parce qu’il défie toute autorité. Le pouvoir se défend, l’écarte, voire l’élimine, en périodes totalitaires physiquement, sinon symboliquement. « Amentes sunt isti », disait René Descartes, la raison l’exclue, « Déments sont-ils ». Enfermement, dirait Michel Foucault (« La folie à l’âge classique »).

Jeudi saint à Sainte-Claire Vevey

L’histoire finit d’une manière tragique …

Vendredi saint

Quelle est la tragédie des Églises, de toutes les Églises ? De vouloir sauver Dieu, son honneur, sa toute-puissance. Vendredi saint, la croix, Dieu impuissant, Dieu qui se remet à Dieu, Dieu qui se remet à l’homme. Et celui-ci est impuissant, avec Dieu. L’homme, dans son impuissance, se retrouve en Dieu. L’ultime alliance. Et Pâques ? Le tombeau est vide, et ce qui suit, de nouveau, ne rien qu’une tentative de vouloir sauver Dieu. La résurrection ne nous appartient pas, elle est inscrite dans le mystère de Dieu dans son impuissance. Et dire que c’est la force dans la faiblesse est, encore une fois, une manière de vouloir sauver Dieu. La faiblesse dans la faiblesse est la réponse, la vraie, la solidarité dans la faiblesse, en Dieu, impuissant, mais présent. Présent dans et par sa faiblesse. Ma grâce te suffit. La grâce de la fragilité divine.

Le vide n’est pas la question, il est la réponse. Sans faire du vide, parce qu’il y en a déjà assez, trop, dans notre monde, dans ma vie. C’est dans ce vide qui me précède que je dois chercher la réponse. Résurrection ? Comment habiter le vide, lui donner corps ?

Seigneur, dans ta faiblesse je peux me retrouver dans et avec ma faiblesse. Grâce te soit rendue. Amen

Samedi saint

Vide existentiel.

Absence.

Présence blessures, présence obstacle.

Foi suspendue.

Abandon et solitude.

Existentialisme.

Jetéité, jet-éité, je-téité.

Ou théologie naturelle.

Ou faire semblant.

Les magasins sont de nouveau ouverts.

Amen

Samedi saint à Sainte-Claire Vevey

Dimanche de Pâques

La pierre est roulée.

Le tombeau est vide.

Le vide est vide.

Plus d’obstacle.

Le non-événement est l’événement.

Réalité au-delà des apparitions.

Foi.

Habiter le vide.

Existentialisme croyant.

Y croire.

Être présent.

Je suis celui qui est présent.

Sans amen.

Pâques à Sainte-Claire Vevey

« Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. »

« Il se penche et voit les bandelettes qui étaient posée là. »

« Il n’est pas ici … »

La résurrection du Christ ? Une évidence pour ceux et celles qui « voient ». « Il n’est pas ici, il vous précède en Galilée ». Sa présence dans le corps qui s’est formé, se forme et se transforme toujours par le témoignage en actes des croyants dans leur vie de tous les jours. Mais c’est un corps mystique qui ne se laisse pas définir, saisir et institutionnaliser : l’Église universelle. Au mieux les Églises concrètes et manifestes peuvent l’indiquer de loin, parfois fidèles, parfois infidèles au message qui leur est confié, ce trésor qui ne leur appartient pas, mais qu’elles sont chargées de gérer au nom de celui qui les dépasse. Il y passe parfois, comme un ange, comme il peut passer dans la vie de chacune et chacun, parfois aperçu, parfois inaperçu. Comme le vent. Inspirés sommes-nous parfois. Écoute.

Armin Kressmann

EERV Riviera Chemin biblique vers Pâques 2026 – Lectures quotidiennes (Esaïe, Matthieu, Jérémie et Job)

Lectures quotidiennes, du Mercredi des Cendres jusqu’au Jeudi saint ; rencontres à l’église Sainte-Claire Vevey, les jeudis 26 février, 12 et 26 mars, 19h

Mars

Lundi 2 marsEsaïe 50Matthieu 11
Mardi 3Esaïe 51Matthieu 12
Mercredi 4Esaïe 52Matthieu 13
Jeudi 5Esaïe 53Matthieu 14
Vendredi 6Esaïe 54Matthieu 15
Samedi 7Esaïe 55Matthieu 16
Lundi 9Jérémie 1Matthieu 17
Mardi 10Jérémie 2Matthieu 18
Mercerdi 11Jérémie 3Matthieu 19
Jeudi 12
19h Rencontre
Jérémie 7-8,9Matthieu 20
Vendredi 13Jérémie 10Matthieu 21
Samedi 14Jérémie 13Matthieu 22
Lundi 16Jérémie 14Matthieu 23
Mardi 17Jérémie 15Matthieu 24
Mercredi 18Jérémie 17Matthieu 25
Jeudi 19Jérémie 18Matthieu 26
Vendredi 20Jérémie 20Matthieu 27
Samedi 21Jérémie 23Matthieu 28
Lundi 23Job 1Marc 15,1-32
Mardi 24Job 2Marc 15,33-16,8
Mercredi 25Job 6Jean 18
Jeudi 26
19h Rencontre
Job 19Jean 19
Vendredi 27Job 23Jean 20
Samedi 28Job 29Luc 19
Lundi 30Job 31Luc 22
Mardi 31Job 33Luc 23
1er AvrilJob 38Luc 24
2 AvrilJob 42Jean 13

Inscription et renseignement sophie.wahli-raccaud@eerv.ch

Événement passé : Sainte-Claire Vevey – Solus Christus – Sola scriptura ; exposition pour le Dimanche de la Réformation EERV (Armin Kressmann)

Dimanche 2 novembre 2025, puis tout au long du mois de novembre

Notre monde est en souffrance. Des guerres, des violences, la haine, des injustices, des discriminations, des abus, des maltraitances, des exclusions, des calomnies, des persécutions, la pauvreté, la faim et les famines, des pollutions, des excès, tout ce que l’homme impose à l’homme, à toute autre créature et à la nature. Et ne parlons pas des catastrophes naturelles, des maladies, des handicaps et des peines dont l’origine nous échappe souvent.

La croix en est un signe universel.

Elle nous renvoie à l’essentiel, quelle que soit notre foi. Mystère, de la vie et de la mort.

Le christianisme protestant l’exprime à sa manière et le dimanche de la Réformation, le 2 novembre en cette année 2025, est une occasion d’y réfléchir.

Solus Christus – sola scriptura

Les principes ou fondamentaux de la Réformation protestante

(encyclopédie Wikipédia adaptée)

Christ seul (solus Christus)
La foi n’est pas une œuvre, mais la communion avec Dieu en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme.

La Bible seule (sola scriptura)
La Bible (Ancien et Nouveau Testaments) est l’autorité souveraine en matière de foi et de vie.

La foi seule (sola fide)
La foi naît de la rencontre de l’être humain avec Dieu.

La grâce seule (sola gratia)
La grâce est l’amour gratuit de Dieu pour l’humanité, pleinement accompli et manifesté en Jésus-Christ. Indépendamment de ses mérites, l’être humain est déjà sauvé dans la foi en lui. Cette confiance de Dieu le rend responsable. Ainsi aimé, l’homme est apte à aimer son prochain.

À Dieu seul la gloire (soli Deo gloria)
Rien n’est sacré ou absolu en dehors de Dieu unique et créateur.

Des Églises toujours à réformer (ecclesia semper reformanda)
Les Églises rassemblent, par la prédication, le baptême et la cène, tous celles et ceux qui se reconnaissent dans le Dieu de Jésus-Christ. Elles ne servent pas d’intermédiaires entre les fidèles et Dieu (il n’y a pas de prêtres). Elles non plus ne sont ni sacrées ni absolues. Communautés humaines, elles évoluent sans cesse au rythme de l’humanité et doivent toujours se confronter à nouveau à la Parole de Dieu à travers leur lecture de la Bible.

Le sacerdoce universel des croyants
La prêtrise du Christ est unique et non transmissible, sinon à tous. Chaque baptisé.e a sa propre place dans l’Église (selon ses dons ou charismes) ; la ou le pasteur.e (ou diacre) n’est pas un personnage au-dessus des autres, ni plus près de Dieu, mais celle ou celui à qui sa vocation et sa formation théologique permettent, au nom de la communauté, d’animer celle-ci par la Parole de Dieu. Le témoignage de la foi et de l’engagement dans le monde est donc la mission de tous les membres de l’Église.

Antoine Nouis sur Regards protestants

La Réforme et la Bible – André Gounelle

Événement passé : La Chute des Anges, une installation de Leah Linh

« Qui n’est pas contre vous est pour vous. … Qui n’est pas avec moi est contre moi. »,

… deux énoncés de Jésus qui se retrouvent dans l’évangile selon Luc, chapitres 9 et 11, apparemment contradictoires, mais qui tracent les limites de la tolérance :

ce qui se fait à l’intérieur de la foi et des valeurs qu’elle défend est reçu ;

est récusé ce qui met en péril la foi, conteste son fondement, Jésus Christ lui-même.

Prenons une image : la démocratie supporte tout, sauf la mise en cause de la démocratie et de ses valeurs fondamentales.

Chasser les mauvais esprits, au nom du Christ, quelque soit notre foi, mais pas faire du Christ lui-même un mauvais esprit, donc casser tout lien possible avec lui. La chute.

Je peux être athée, mais pas diaboliser Dieu.

L’installation de Leah Linh nous renvoie au drame d’une rupture avec ce ou celui qui fonde notre foi et donne sens à notre vie. Ange ou démon, qui sommes-nous ?

Cependant, qu’est-ce que verriez-vous dans cette œuvre si titre il n’y avait pas ?

Un ange, qu’est-ce qu’un ange pour vous ?

Armin Kressmann

Événement passé : Psaume 2025 – Un tableau prière à Sainte Claire Vevey

En ce début de l’année 2025 un tableau de l’artiste veveysan Armin Kressmann invite les visiteurs et visiteuses de l’église Sainte-Claire à méditer sur l’avenir, le sien et celui du tel qu’il est aujourd’hui. Il est accompagné d’une prière qui s’inscrit dans la tradition des psaumes bibliques :

Quelles couleurs, Seigneur, aura cette année 2025 ? Sombres ?

Sur fond blanc. Innocence. Ils meurent, les innocents.

Coulpe, culpabilité. Craintes. Angoisses. Impuissance. Noir.

Impuissance règne face au déchaînement des puissants. Coupables. Tous coupables.

Folie. Violences. Noir.

Je suis tourmenté. Colère. Indignation.

Coupable. Moi aussi.

Fragilité. Vulnérabilité. Impuissance. Noir.

Empathie, douleurs. Souffrances. Folie.

Une année noire ?

Paix ? Oui, paix. Paix ! Mais quelle paix ? Juste paix, une paix juste. Bleu ?

Résistance. Rouge.

Et le vert ? Création disons-nous, avec toi Seigneur. Vie. Toute vie.

Que faire, que puis-je faire ?

Couleurs. Y mettre mes couleurs. C’est ce que tu proposes ?

Rouge. Rouge d’abord. Ta couleur, Seigneur ? Rouge, aussi.

Comme le sang ? Comme la colère ?

Tu te tais. Éclipse. Absence ? Silence. Présence, cachée ? Violet, violence.

Confiance et foi, foi est confiance et confiance est foi.

Tout est dit : « Ma grâce te suffit. » Ocre doré.

La terre. L’humanité.

Je veux bien, moi. M’en satisfaire. Mais cela ne suffit pas.

Tu le sais, Seigneur. Si !

Pas de pardon. Le pardon est un leurre. Répondre. Responsabilité.

Croix. Sans résurrection. Le tombeau est vide. Ça suffit. Le reste est foi.

Responsables, avec toi, Seigneur. Soyons solidaires.

Avec toi, impuissants comme nous le sommes, sans toi.

Tes enfants meurent, Seigneur.

Et l’Église ? Occupée par elle-même.

Sortir. Peindre. Prier. Persévérer.

Se tourner vers autrui. « L’autre est ton salut. »

L’autre, avec toi, mon Alter ego. Regarde.

Aimer l’ennemi ? Aussi.

Le prochain ne suffit pas. Toi non plus, Seigneur. L’amour. Dépasser l’amour.

Folie, une autre folie. Queer, au-delà du queer. Woke, au-delà du woke. Radical, au-delà du radical.

Assumer le noir. L’aimer, lui aussi.

La vie, toute la vie, toute vie.

Lumière, pour que les couleurs éclatent.

Veux-tu être appelé bon ?

Que les couleurs éclatent ! L’emportent sur l’obscurité.

Que la lumière soit. Ta lumière. Ta lumière ?

Oui, ta lumière, ma lumière.

Je t’aime.

Armin Kressmann 2024

Événement passé : Sainte-Claire Vevey – Noël selon Marc – Exposition et culte

Culte 5 janvier 2025 Épiphanie 10h à l’église Saint-Martin Vevey

Quand on pense à Noël selon la bible, – il y en a encore qui le font -, ce sont l’évangile de Luc d’abord, ensuite celui de Matthieu qui viennent à l’esprit : Marie et Joseph, l’ange Gabriel et la multitude des anges, la crèche, l’enfant Jésus, les bergers, l’âne et le bœuf, l’étoile et les mages ; parfois, c’est vrai, l’évangile de Jean, avec « la lumière qui brille dans les ténèbres » résonne aussi.

Mais l’évangile de Marc, Noël selon Marc, l’Évangile de Noël selon Marc ? Rien de tout cela.

Et pourtant, pas d’Évangile sans Noël, Noël c’est et fait partie de la bonne nouvelle du salut en et par Jésus Christ. Donc affirmons et proclamons : Noël il y a aussi chez Marc.

« Commencement de l’Évangile de Jésus Christ Fils de Dieu … »

Noël est commencement et tout commencement peut devenir et être Évangile, Noël, naissance, bonne nouvelle. Soyons y attentifs.

Jésus de Nazareth, humain comme nous, Fils, filiation de Dieu, en lui, par la foi et la grâce, nous aussi dans cette filiation, filles et fils de Dieu. Quelle promesse ! Au début, à Noël une promesse, une alliance, en Christ.

« Ainsi qu’il est inscrit dans le livre du prophète Ésaïe… »

Commence une histoire qui s’inscrit dans l’histoire et nous invite à nous y inscrire nous aussi :

« Préparez le chemin du Seigneur. Rendez droit ses sentiers …»

Engagement. Droiture. Homo faber, vita activa.

« Jean le Baptiste parut dans le désert … »

Avant Noël il y a l’Avent, cheminement et préparation à Noël, lien aussi avec ce qui a précédé et qui, lui, fondamentalement, a déjà proclamé la même chose, l’essentiel, l’alliance offerte et scellé par Dieu, l’unique, qui par son unicité, nous délivre de toute fausse divinité, de ce qui nous est imposé comme domination de l’extérieur ou que nous nous imposons nous-mêmes. Dans nos déserts, appel à la liberté.

« …proclamant un baptême de conversion en vue du pardon des péchés. »

Compliqué : baptême, conversion, pardon, péchés, Noël est compliqué, appel à et bonne volonté de bien faire, mais aussi rappel voire répétition et réalité d’échec.

Conversion : tournez-vous vers lui, tournez-vous vers tous ceux et celles qui, en une situation particulière et éphémère, le reflètent et font voir sur leur visage. Face à face avec le salut. Si bonne volonté il y a, conversion, attention à l’apparition de l’autre dans son altérité, proche, lointain, pardon semble accordé.

« … je vous ai baptisé d’eau, mais lui vous baptisera d’Esprit Saint. »

Esprit, l’esprit de Noël. Les cadeaux, oui, mais ce qui compte c’est l’esprit des cadeaux. Noël, un cadeau, Dieu, en Christ, autrui, un cadeau. C’est une question d’esprit, ou d’Esprit.

« Or, en ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain… »

Apparaît le salut, lui-même, un cadeau … en ces jours-là, toujours à Noël.

« A l’instant où il remontait de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui. Et des cieux vint une voix : ‘Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir’. »

Noël, les cieux qui s’ouvrent et une voix qui te dit : « Tu es, en Christ, ma fille, mon fils. »

Noël, percevoir l’Esprit et reconnaître la colombe, celle de la paix, après le déluge.

Voilà, Noël chez Marc, ou presque, l’épreuve en fait partie :

« Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert. Durant quarante jours, au désert, il fut tenté par Satan… »

Épreuve, et non pas tentation, quarante jours, une éternité, la traversée du désert, éprouvé par Satan, l’adversaire, l’accusateur, aussi un ange, messager …

Et maintenant seulement, Noël est dépassé et assumé, avec mal, beaucoup de mal, la croix est préfigurée, retour en Galilée, notre quotidien un peu chaotique :

« Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée. Il proclamait l’Évangile de Dieu et disait : ‘Le temps est accompli, et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Noël, disons-le, en fait partie l’autre bout de l’Évangile, celui de Pâque, préfiguré à Noël déjà, inscrit dans notre vie et notre histoire ; c’est la même :

« Jésus cria d’une voix forte : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ …

Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elle vont à la tombe, le soleil étant levé …

…‘Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici …

Elles sortirent et s’enfuirent loin du tombeau, car elles était toutes tremblantes et bouleversées ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. »

Fin. La fin de Noël, fin de l’Évangile. Le reste est rajout …

Armin Kressmann 2024

Noël selon Marc, Armin Kressmann 2024

Événement passé : « New York, New York… » – L’été à Sainte Claire Vevey – Installation de Joséphine Clément

Située en pleine ville de Vevey, l’église Sainte-Claire est un lieu de partage et d’échanges chrétien, ouvert à tous et toutes ; l’édifice accueille célébrations, ateliers, expositions et concerts inédits.

L’église Sainte-Claire est un des trois lieux de culte et de célébration de la paroisse protestante réformée de Vevey (EERV, Église évangélique réformée du canton de Vaud).

Celle-ci, soucieuse d’être fidèle à sa tradition spirituelle, y veut articuler sa foi avec la réalité et l’actualité du monde qui l’entoure et dans lequel elle vit.

Pour elle il n’y a pas d’autre sacralité que Dieu lui-même et ce qui, selon sa foi, découle de lui, celle de tout être vivant ; en un langage moderne, la dignité de tout être vivant. Votre dignité, chère visiteuse, cher visiteur, quelque soit votre origine et votre appartenance.

Dans cet esprit, elle accueille dans cette église toute réalisation artistique qui veut respecter ce principe. C’est aux artistes de s’en expliquer et non pas à la paroisse d’en juger.

Par son œuvre « New York, New York … », l’artiste veveysanne Joséphine Clément, nous invite en ce temps d’été à être attentifs à l’extraordinaire de l’ordinaire, à prendre place, à nous évader, nous détendre, à profiter du moment, peut-être à faire un « selfie », en ce lieu calme et paisible… laisser planer l’esprit, à être en lien avec les autres, nous-même et notre histoire. En Dieu ?