Le bâlois Edouard Hosch (1843-1908), après une formation d’architecte auprès de Gottfried Semper à l’ETH de Zurich et quelques années passées en France et en Allemagne, s’établit à Lausanne en 1875 où il ouvre un atelier (Huguenin, Trümpler, 1999, p. 39). Il y réalise plusieurs vitraux d’après ses propres cartons ou ceux d’autres artistes, tels qu’Eugène Grasset, Paul Robert ou Ernest Biéler. Son travail, basé sur les procédés anciens et une grande compréhension de l’art verrier du XIIIe siècle, lui vaut une certaine reconnaissance (Donche Gay, 1994, p. 144). Il obtient plusieurs commandes importantes (églises de Saint-Saphorin, Saint-Prex, Noville, Grandson, Saint-Martin de Vevey, cathédrale Saint-Pierre de Genève) et est mandaté pour la restauration de la rose médiévale de la cathédrale de Lausanne (Agence Télégraphique Suisse, 1908).
Ernest Biéler, artiste-peintre (1863-1948)
1863 Ernest Biéler naît à Rolle. Enfance à Lausanne.
1880 Débute sa formation artistique à Paris.
1884 Découvre le village valaisan de Savièse.
1887 Première participation au Salon de Paris avec Devant l’église de Saint-Germain à Savièse et Portrait des demoiselles Yvonne et Noëlle Guiguer de Prangins.
1888 Illustrations pour la Collection Edouard Guillaume.
1892 Rentre en Suisse.
1893 Peint le plafond du Victoria Hall de Genève.
1896 Loue un logement à Savièse.
1897 Retourne à Paris.
1898 Peint dans la manière symboliste Les Caprices, Les Feuilles mortes (1899), Les Sources (1900) et L’Eau mystérieuse (1911).
1900 Fait construire un atelier à Savièse. Dessins des Vitraux du temple Saint-Martin à Vevey.
1901 Peint dans la manière réaliste Les Vieux à l’enterrement, La Râclette (1903), Saviésannes conversant (vers 1903), Veillée (1904) et Saviésannes le dimanche (1904).
1903 Peint le plafond du Stadttheater (Théâtre municipal) de Berne.
1905 Album de la Fête des Vignerons de Vevey, Vitrail Femmes valaisannes cueillant des fruits et des fleurs.
1906 Apparition du style graphique. Premières « têtes valaisannes ».
1909 Installation à Paris. Épouse Michelle Laronde (divorce en 1921).
1914 Fresques pour la Chapelle de Tell de Lausanne.
1917 Achète une maison au Montellier-sur-Rivaz, rentre définitivement en Suisse.
1927 Conçoit les costumes, les chars et les décors de la Fête des Vignerons de Vevey.
1928 Épouse Madeleine de Cérenville.
1932 Mosaïque La Paix pour la façade ouest de l’Hôtel de ville du Locle.
1934 Réalisation de la décoration intérieure de l’église de Saint-Germain à Savièse.
1943 Fresque de la salle du Grand Conseil de Sion.
1948 Mort de l’artiste.
Événement passé : Sainte-Claire Vevey – Noël selon Marc – Exposition et culte
Culte 5 janvier 2025 Épiphanie 10h à l’église Saint-Martin Vevey
Quand on pense à Noël selon la bible, – il y en a encore qui le font -, ce sont l’évangile de Luc d’abord, ensuite celui de Matthieu qui viennent à l’esprit : Marie et Joseph, l’ange Gabriel et la multitude des anges, la crèche, l’enfant Jésus, les bergers, l’âne et le bœuf, l’étoile et les mages ; parfois, c’est vrai, l’évangile de Jean, avec « la lumière qui brille dans les ténèbres » résonne aussi.
Mais l’évangile de Marc, Noël selon Marc, l’Évangile de Noël selon Marc ? Rien de tout cela.
Et pourtant, pas d’Évangile sans Noël, Noël c’est et fait partie de la bonne nouvelle du salut en et par Jésus Christ. Donc affirmons et proclamons : Noël il y a aussi chez Marc.
« Commencement de l’Évangile de Jésus Christ Fils de Dieu … »
Noël est commencement et tout commencement peut devenir et être Évangile, Noël, naissance, bonne nouvelle. Soyons y attentifs.
Jésus de Nazareth, humain comme nous, Fils, filiation de Dieu, en lui, par la foi et la grâce, nous aussi dans cette filiation, filles et fils de Dieu. Quelle promesse ! Au début, à Noël une promesse, une alliance, en Christ.
« Ainsi qu’il est inscrit dans le livre du prophète Ésaïe… »
Commence une histoire qui s’inscrit dans l’histoire et nous invite à nous y inscrire nous aussi :
« Préparez le chemin du Seigneur. Rendez droit ses sentiers …»
Engagement. Droiture. Homo faber, vita activa.
« Jean le Baptiste parut dans le désert … »
Avant Noël il y a l’Avent, cheminement et préparation à Noël, lien aussi avec ce qui a précédé et qui, lui, fondamentalement, a déjà proclamé la même chose, l’essentiel, l’alliance offerte et scellé par Dieu, l’unique, qui par son unicité, nous délivre de toute fausse divinité, de ce qui nous est imposé comme domination de l’extérieur ou que nous nous imposons nous-mêmes. Dans nos déserts, appel à la liberté.
« …proclamant un baptême de conversion en vue du pardon des péchés. »
Compliqué : baptême, conversion, pardon, péchés, Noël est compliqué, appel à et bonne volonté de bien faire, mais aussi rappel voire répétition et réalité d’échec.
Conversion : tournez-vous vers lui, tournez-vous vers tous ceux et celles qui, en une situation particulière et éphémère, le reflètent et font voir sur leur visage. Face à face avec le salut. Si bonne volonté il y a, conversion, attention à l’apparition de l’autre dans son altérité, proche, lointain, pardon semble accordé.
« … je vous ai baptisé d’eau, mais lui vous baptisera d’Esprit Saint. »
Esprit, l’esprit de Noël. Les cadeaux, oui, mais ce qui compte c’est l’esprit des cadeaux. Noël, un cadeau, Dieu, en Christ, autrui, un cadeau. C’est une question d’esprit, ou d’Esprit.
« Or, en ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain… »
Apparaît le salut, lui-même, un cadeau … en ces jours-là, toujours à Noël.
« A l’instant où il remontait de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui. Et des cieux vint une voix : ‘Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir’. »
Noël, les cieux qui s’ouvrent et une voix qui te dit : « Tu es, en Christ, ma fille, mon fils. »
Noël, percevoir l’Esprit et reconnaître la colombe, celle de la paix, après le déluge.
Voilà, Noël chez Marc, ou presque, l’épreuve en fait partie :
« Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert. Durant quarante jours, au désert, il fut tenté par Satan… »
Épreuve, et non pas tentation, quarante jours, une éternité, la traversée du désert, éprouvé par Satan, l’adversaire, l’accusateur, aussi un ange, messager …
Et maintenant seulement, Noël est dépassé et assumé, avec mal, beaucoup de mal, la croix est préfigurée, retour en Galilée, notre quotidien un peu chaotique :
« Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée. Il proclamait l’Évangile de Dieu et disait : ‘Le temps est accompli, et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Noël, disons-le, en fait partie l’autre bout de l’Évangile, celui de Pâque, préfiguré à Noël déjà, inscrit dans notre vie et notre histoire ; c’est la même :
« Jésus cria d’une voix forte : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ …
… Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elle vont à la tombe, le soleil étant levé …
…‘Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici …
Elles sortirent et s’enfuirent loin du tombeau, car elles était toutes tremblantes et bouleversées ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur. »
Fin. La fin de Noël, fin de l’Évangile. Le reste est rajout …
Armin Kressmann 2024


