Saint-Martin Vevey – Psaume 1 « Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau »

Psaume 1:1-3 (Segond 1910)

1 Heureux l’homme

Qui ne marche pas selon le conseil des méchants,

Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs,

Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,

2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel,

Et qui la médite jour et nuit !

3 Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau,

Qui donne son fruit en sa saison,

Et dont le feuillage ne se flétrit point :

Tout ce qu’il fait lui réussit.

Contexte biblique :

Ce psaume trace un contraste fort entre le juste, enraciné dans la loi de Dieu, et le méchant, comparé à la paille emportée par le vent. L’image de l’arbre près d’un cours d’eau évoque la stabilité, la fécondité et la prospérité spirituelle. L’arbre ne dépend pas des circonstances extérieures : il puise constamment sa vie dans l’eau — symboliquement, la Parole de Dieu.

Saint-Martin Vevey – Psaume 92 « Je te célébrerai sur le luth à dix cordes »

Psaume 92:2-4 (Segond 1910)

2 Il est bon de louer l’Éternel,

De célébrer ton nom, ô Très-Haut !

3 D’annoncer le matin ta bonté,

Et ta fidélité pendant les nuits,

4 Sur l’instrument à dix cordes et sur le luth,

Aux sons de la harpe.

Contexte biblique :

Le Psaume 92 est un chant pour le jour du sabbat. C’est un psaume de louange qui célèbre la fidélité de Dieu et la joie que procure sa présence. Il commence par une exhortation à louer Dieu avec des instruments de musique, y compris le luth à dix cordes. L’idée ici est que la musique, tout comme la parole, est un moyen d’exprimer la reconnaissance envers Dieu.

L’instrument à dix cordes évoque une louange riche et harmonieuse, probablement avec un psaltérion ou un luth utilisé dans la liturgie du Temple.

Edouard Hosch, vitrier (1843–1908)


Le bâlois Edouard Hosch (1843-1908), après une formation d’architecte auprès de Gottfried Semper à l’ETH de Zurich et quelques années passées en France et en Allemagne, s’établit à Lausanne en 1875 où il ouvre un atelier (Huguenin, Trümpler, 1999, p. 39). Il y réalise plusieurs vitraux d’après ses propres cartons ou ceux d’autres artistes, tels qu’Eugène Grasset, Paul Robert ou Ernest Biéler. Son travail, basé sur les procédés anciens et une grande compréhension de l’art verrier du XIIIe siècle, lui vaut une certaine reconnaissance (Donche Gay, 1994, p. 144). Il obtient plusieurs commandes importantes (églises de Saint-Saphorin, Saint-Prex, Noville, Grandson, Saint-Martin de Vevey, cathédrale Saint-Pierre de Genève) et est mandaté pour la restauration de la rose médiévale de la cathédrale de Lausanne (Agence Télégraphique Suisse, 1908).

Ernest Biéler, artiste-peintre (1863-1948)

1863 Ernest Biéler naît à Rolle. Enfance à Lausanne.

1880 Débute sa formation artistique à Paris.

1884 Découvre le village valaisan de Savièse.

1887 Première participation au Salon de Paris avec Devant l’église de Saint-Germain à Savièse et Portrait des demoiselles Yvonne et Noëlle Guiguer de Prangins.

1888 Illustrations pour la Collection Edouard Guillaume.

1892 Rentre en Suisse.

1893 Peint le plafond du Victoria Hall de Genève.

1896 Loue un logement à Savièse.

1897 Retourne à Paris.

1898 Peint dans la manière symboliste Les Caprices, Les Feuilles mortes (1899), Les Sources (1900) et L’Eau mystérieuse (1911).

1900 Fait construire un atelier à Savièse. Dessins des Vitraux du temple Saint-Martin à Vevey.

1901 Peint dans la manière réaliste Les Vieux à l’enterrement, La Râclette (1903), Saviésannes conversant (vers 1903), Veillée (1904) et Saviésannes le dimanche (1904).

1903 Peint le plafond du Stadttheater (Théâtre municipal) de Berne.

1905 Album de la Fête des Vignerons de Vevey, Vitrail Femmes valaisannes cueillant des fruits et des fleurs.

1906 Apparition du style graphique. Premières « têtes valaisannes ».

1909 Installation à Paris. Épouse Michelle Laronde (divorce en 1921).

1914 Fresques pour la Chapelle de Tell de Lausanne.

1917 Achète une maison au Montellier-sur-Rivaz, rentre définitivement en Suisse.

1927 Conçoit les costumes, les chars et les décors de la Fête des Vignerons de Vevey.

1928 Épouse Madeleine de Cérenville.

1932 Mosaïque La Paix pour la façade ouest de l’Hôtel de ville du Locle.

1934 Réalisation de la décoration intérieure de l’église de Saint-Germain à Savièse.

1943 Fresque de la salle du Grand Conseil de Sion.

1948 Mort de l’artiste.

Événement passé : Noël à Sainte-Claire Vevey – Exprimez-vous

Une histoire, notre histoire, votre histoire.

Au début, il y a un couple, Marie et Joseph.

Au début, pas tout à fait, parce qu’avant tout commencement, il y a déjà une histoire …

Ici, c’est celle d’Élisabeth et Zacharie… et l’histoire de bien d’autres avant eux.

Jean, il jouera un rôle important, le lien, entre ceux qui était et ce qui sera.

Nous nous inscrivons toujours dans une histoire.

Nous sommes tous et toutes invités à faire le lien, un lien de paix.

Mais dans notre histoire, l’histoire commence avec Marie et Joseph.

Et ce début est déjà compliqué, comme est compliquée la vie de tous les couples, comme est compliquée toute histoire de famille.

Marie tombe enceinte et la paternité de l’enfant n’est pas claire.

Heureusement, un ange, – Gabriel, homme de Dieu -, arrange les choses.

C’est donc Dieu, son Esprit, qui arrange les choses ; Dieu assume lui-même.

Parce que, pour que l’enfant ne porte pas le poids de l’histoire de ses parents, toute maman doit être vierge, quoi qui lui arrive.

Dieu couvre l’histoire compliquée de nos familles.

Dans notre histoire, le politique s’en mêle aussi.

Sur ordre du pouvoir, d’Auguste, l’empereur de Rome, Joseph avec Marie, – qui est enceinte, n’oublions pas tous ces enfants qui sont exposés au turbulences de l’histoire des puissants -, de Nazareth le couple doit monter à Bethléem, à la maison du pain.

Parce que Joseph est de la famille de David … C’est une longue histoire de famille.

Nous, nous voulons les accompagner, Joseph et Marie …

Dans l’anonymat de la foule, il n’y a pas de lieu pour eux.

Dans la foule, quelle est ma place ?

Juste une étable, et une mangeoire, – un non-lieu ? -, pour le nouveau-né : Jésus.

« Emmanuel, Dieu parmi nous », c’est ainsi que le prophète l’avait annoncé.

Un bébé, Dieu parmi nous !

L’histoire se répand, un ange, – toujours les anges -, s’adresse aux gens les plus simples, à des bergers et leur troupeau ; pendant la nuit.

Un ange, des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix ».

Allons donc à la maison du pain, à la maison de paix.

Et toujours la mangeoire ! Trois fois déjà.

De quoi se nourrir ?

Chants et louange.

Cependant, manque quelque chose, ou plutôt quelqu’un …

Les mages … Une autre histoire.

Une étoile …

Et l’âne et le bœuf ?

Épiphanie : dans notre vie, la tienne, la mienne, celle de toute créature,

Dieu, comment apparaît-il ?